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Dans le cadre de la programmation hebdomadaire de Ciné-club MAHIR, le long-métrage Divines a projeté sa lumière larmoyante sur le parterre de jeunes spectateurs présents. Un film Caméra d’or  qui insinue une tragédie contemporaine tout en bouleversant tous les codes cinématographiques. Un coup de poing alternant entre différentes thématiques, relayant passages d’humour et d’autres tragiques : la vie en banlieue, la drogue, la place prémonitoire de la religion et  l’appât de l’argent facile érigé en péché mortel… Cette projection se veut aussi être féministe et humaniste. Elle raconte l’histoire de deux filles (Dounia et Maimouna) qui affrontent la vie ensemble. Tout semble les opposer ( religion, parents, école…), mais leur inconditionnelle complicité les pousse à dépasser leur différence. 

Le long métrage est né d’une vraie nécessité de faire entendre sa voix, et prouver sa place dans une industrie masculine où ne survit que le plus fort. La réalisatrice novice s’est inspiré des émeutes des banlieues de Paris en 2005 et de sa rage  envers le clivage systématique de Paris et les calamités dont souffre cette catégorie de gens marginalisés. C’est la première fois au cinéma français, qu’on voit une forte présence de femmes actrices se manifestant dans la distribution des rôles inversement : La sensibilité, l’art (ici la danse), la morale — attributs généralement caractéristiques des personnages féminins — sont laissés au garçon convoité par Dounia, renversant  le jeu des codes . La quête de « money, money, money » et de pouvoir est menée par les femmes, plongées au cœur d’une violence qui ne les épargne pas.  

 le film a véhiculé une grande dimension émotionnelle chez le public qui en sortent le yeux larmoyants. la projection a été suivie d’un débat de bonne qualité, inachevée qui a duré plus d’une heure et demi.